La théorie de la neutralité n’est que la parure idéologique de ces aspirations bourgeoises

14 août 2010

 » La concience de classe des ouvriers c’est la compréhension du fait que, pour parvenir à leurs fins, ils doivent nécessairement chercher à influer sur les affaires de l’état, comme l’ont fait et continuent à le faire les grands propriétaires fonciers et les capitalistes.
La lutte de la classe ouvrière contre la classe capitaliste est nécessairement une lutte politique.
Les intérêts de classe de la bourgeoisie ne peuvent manquer d’engendrer une volonté de réduire les syndicats à une activité mesquine et étroite dans le cadre du système existant et d’empêcher d’établir des liens avec le socialisme. La théorie de la neutralité n’est que la parure idéologique de ces aspirations bourgeoises. »

(Rosa LUXEMBOURG)

« إن وعي العمّال الطبقي هو فهم الوضع بأنّهم للإرتقاء إلى مبتغاهم، لابدّ لهم أن يبحثوا عن التأثير على شؤون الدولة، كما فعلوا و ما زالوا يفعلوا ممتلكو العقّار (الأراضي) الكبار و الرأسماليون.
إن نضال الطبقة العاملة ضدّ الطبقة الرأسمالية هي بالضرورة نضال سياسي.
إنّ مصالح الطبقة البرجوازية لا يمكن لها أن تتوانى عن توليد إرادة تقليص النقابات العمّالية إلى نشاط نتل و ضيّق في إطار النظام القائم و إعاقة سبل إقامة الروابط مع الإشتراكية.
إنّ نضرية الحياد (النّقابي) ما هي إلاّ حلى إيديولوجية للتطلّعات البرجوازية ».

(روزا  لوكسمبورج)

Le désarroi de deux doctorantes et la fausse mise au point de M. Boughenout, de l’Université de Constantine.

27 janvier 2012
 

‎ »L’article inexact et tout à fait mensonger ». C’est ainsi que M. Hamoudi Boughenout trouve l’article « Université de Constantine -- Le désarroi de deux doctorantes », signé Kamel Medjdoub et paru dans l’édition du 07.12.2011 du quotidien El-Watan (1). Il s’agit des deux étudiantes, Amina AGSOUS et Amira BAGA, inscrites en doctorat d’anglais à l’université de Constantine pour l’année 2010-2011. Plus de trois semaines après la parution de cet article, il faut se rendre à l’évidence que le tag de M. Hamoudi Boughenout sur le mur Facebook de l’une de ses anciennes étudiantes, Amina Agsous, restera la seule forme de réaction publique de l’Université de Constantine. Et, en conséquence, il vaut bien « droit de réponse » de la part de cette dernière. En tant que tel, il faut d’abord se demander pourquoi le choix de ce support, Facebook, pour diffuser un « droit de réponse » à un article paru sur El Watan. Parce que ce droit de réponse est posté sur le mur de l’une des étudiantes objet de l’article d’El Watan, et vu que aujourd’hui encore ce « droit de réponse y figure toujours, il devient évident que l’intention de l’auteur de ce « droit de réponse » est de permettre à qui de droit de se passer d’un véritable droit de réponse tout en mettant bien en évidence aussi sa « franchise », sa « sincérité », son verdict final qui fait suite aux délibérations du procès occulte que l’on a donc fait aux deux doctorantes : il introduit son « droit de réponse » par l’expression  » j’ai été contre votre exclusion et je le suis toujours » et le conclue par « vous aviez choisi de rester en France. Il faut juste assumer son choix », c’est-à-dire qu’elles méritent ce qui leur arrivent ».

 

A la veille d’une nouvelle année que nous souhaitons saine de comptes, de management et d’administration pour notre pays et pour notre université, il est tout à fait normal, ayant connu les deux doctorantes en suspens ainsi que le journaliste et ayant eu à traiter ce toute affaire bien avant le journaliste au vu et au su de M. Harouni et d’autres, de faire en sorte que les arguments retors soient quelque peu redressés afin que la rationalité conditionnant la réalisation de nos souhaits ci-avant ne soit pas la grande absente dans cette affaire. 

L’article de M. Kamal Kamel Medjdoub est tout à fait loin d’être inexact étant donné qu’il s’appuie sur des documents tout à fait crédibles et sur un recoupement rigoureux d’informations, que M. Hamoudi n’a pas du tout pris la peine de démentir vraiment : le faire lui aurait seulement coûté d’opposer argument contre argument, et d’y aller point par point. Il ne l’a pas fait. 

M. Hamoudi reconnait implicitement que les deux doctorantes sont de fait exclues de l’université de Constantine puisqu’il écrit  » j’ai été contre votre exclusion et je le suis toujours ». A moins qu’il prétende qu’elles ne sont pas du tout exclues, ce qui, en effet, peut ressortir de l’expression « Personne n’a cherché à vous exclure ». Si elles n’avaient pas été effectivement exclues, on se demande pourquoi n’avaient-elles pas pu se réinscrire en septembre dernier, ni pourquoi il n’y eut aucune réponse à leur correspondance électronique en date du 29 octobre 2011. Quand on connait l’existence de ces correspondances, quand on connait l’absence de mise au point à l’article d’El Watan tel que rendu possible par le droit de réponse, il y a tout lieu de douter de la franchise, de la sincérité, de l’honnêteté de qui viendrait à dire que ces deux doctorantes en suspens se sont inscrites en doctorat à l’université de Constantine rien que pour plaisanter. Non, il n’y a aucune raison de croire un discours qui a charrie une tentative d’occultation -de quoi ? Ce n’est pas l’objet de ce texte- aussi manifeste ; aucune raison de croire un tel discours aux dépens de deux doctorantes en suspens, qui se plaignent avec autant d’entêtement et d’engagement. 

M. Hamoudi Boughenout a en outre fermement accusé, dans son verdict final, nos deux doctorantes en suspens de  » choisi[r] de rester en France » et il leur enjoint de « juste assumer [leur] choix ». J’aurais moi-même en personne pu céder à ce non-argument étant donné que nos doctorantes sont tout à fait en mesure d’entamer des études doctorales en France dès la rentrée prochaine. En fait, non, elles ont beau avoir décidé de se rendre en France, de prendre connaissance des études supérieures à l’européenne, ce qui est un avantage étant donné qu’elles étudient la langue et la littérature d’une langue européenne, l’anglais en l’occurrence, elles tiennent tout à fait à parachever les projets de recherche doctorale qu’elles ont soumis aux autorité scientifiques de l’université de Constantine qui, de toute évidence, ont validé leurs thèmes. Et si leurs démarches pour faire connaitre leur détresse, démarches dont je peux témoigner personnellement, ne suffisent pas, leur courrier, postal et électronique, adressé aux instances administratives de leurs département et fac à l’université de Constantine témoigne du grand sérieux avec lequel elles prennent solidairement en charge la recherche de la solution d’un problème qui, à lire le « droit de réponse » de M. Hamoudi Boughenout, a toutes les peines du monde à être justifié, à être justifiable. 

Et si toutes leurs démarches pour voir ce problème injustifiable résolu à la source et sans tambour battant en septembre n suffit pas ; si leurs démarches pour faire connaitre leur détresse, fin septembre et début octobre, ne suffit pas ; si leurs correspondances postales et électroniques, fin octobre, ne suffisent pas ; si cet article dans la presse nationale, fin novembre et début décembre, ne suffit pas, il y a encore autre chose. 

En effet, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique lui-même peut témoigner, document à l’appui, que nos deux vaillantes doctorantes tiennent toujours à poursuivre leurs recherches doctorales à Constantine, en ALGERIE ! 

Le monde en sortira grandi d’utiliser son intelligence à meilleur escient. L’utiliser à faire chier les simples citoyen(ne)s et à éjecter les étudiant(e)s majors de promotion de niveau doctoral de nos universités sera un sérieux obstacle à la réalisation des souhaits que nous présentons à tout le monde, dès la première ligne de ce texte, à l’occasion de cette nouvelle année. 

Le 31 décembre 2011,

Tahar Hamadache 

(1) http://www.elwatan.com/epoque/le-desarroi-de-deux-doctorantes-07-12-2011-150121_116.php

Annexe : Le message de M. Hamoudi OUGHENOUT, posté sur le mur facebook de l’étudiante doctorante Amina AGSOUS à ce lien : https://www.facebook.com/amina.agsous/posts/2673567045756?notif_t=like

« Hamoudi Boughenout --> Amina Agsous

 

Mlle Agsous, 

Merci pour le lien d’El WAtan; mais j’ai déjà eu vent de l’article et je l’ai déjà lu.

Bien que j’ai été contre votre exclusion et je le suis toujours, je trouve l’article inexact et tout à fait mensonger. Je pense que c’est Mlle Baga qui est derrière et je ne vous cache pas que j’ai été déçu par tant de mensonges. Vous auriez gagné en disant la vérité et pas plus. Se présenter comme des victimes expiatoires est tout à fait faux. Personne n’a cherché à vous exclure. Au contraire, nous avons vainement essayé de vous persuader de rentrer étant persuadés de votre valeur. Je vous avais personnellement averti, mais vous aviez choisi de rester en France. Il faut juste assumer son choix. J’aime ·  · Annuler l’abonnement · Voir les liens d’amitié · 7 décembre, 17:40 « 

Chantez ! Dansez ! L’esprit critique revient dans le pays !

22 décembre 2011


Hey ! On dirait que personne n’a remarqué l’absence de Tewfik HAKEM dans le paysage culturel et médiatique national, pas vrai ? Depuis que j’ai cessé de rencontrer des textes de ce cinéphile, il me semble que je n’ai plus vu d’article de critique littéraire digne de ce nom jusqu’à cette belle sortie de Fayçal Métaoui, signée dans l’édition d’El Watan d’aujourd’hui même, à propos du film « Normal » de Merzak Allouache.

Il m’arrive personnellement de bien apprécier les textes de Ahmed Cheniki quand il écrit sur le théâtre algérien, mais il me semble aussi que Cheniki, quelque intérêt puisse-t-il susciter par les études qu’il nous prodigue, n’a encore jamais versé dans la critique proprement dite ! Cette absence de critique a quand-même de quoi inquiéter grave ! On en arrive à perdre le sens premier même de la notion de critique au point de confondre critique et moquerie, critique et dépréciation (de soi, d’autrui et de tout) ; on en arrive à se considérer toutes et tous comme des moins que rien et, j’espère qu’il y aura tout de même un peu de gens pour l’admettre avec moi, c’est quand-même dommage.

C’est pour cela que, je pense, si Fayçal Métaoui a vu juste en ce qui concerne ce film, l’oeuvre de Merzak Allouache en est hissée au niveau d’oeuvre artistique à étudier, à éplucher, pourvu qu’elle soit toujours accompagnée d’une considération méthodique de ce texte critique de Fayçal Métaoui, y compris et surtout dans nos campus : ça apprendra à renouer les fils entre art et littérature, entre ces deux et sémiotique, entre toutes ces disciplines et critique artistique, littéraire, philosophique ; ça apprendra à nos profs d’université à virer « criticbord toutes’’ au lieu de rester à chavirer tout le temps dépréciation de tout et de tous ; ça apprendra à nos étudiantes et à nos étudiants à s’exercer à l’analyse de ce qui se fait de mieux et de pire par nos auteur(e)s au lieu de s’exiler peu à peu psychotiquement dans les contextes d’oeuvres lointaines à la fois dans le temps, dans l’espace et de notre underground culturel.

Cette absence de critique est tragiquement ressentie dès qu’on se met à considérer un petit peu note situation éthique, morale, mentale, culturelle et intellectuelle.

Il y a quelques temps, nous discutions mon ami Brahim Tazaghart, directeur des éditions Tira de Béjaïa, et moi, des voies et possibilités d’améliorer la qualité à la fois de l’édition en tamazight, de la création d’oeuvres d’esprit en tamazight et du lectorat en tamazight. Sous quelque angle que l’on aborde la chose, on débouche immanquablement sur la nécessité de disposer d’espace de lecture critique animés par des analystes qui soient tout à fait baignés à la fois de tout ce qui peut concerner tamazight et d’un sens critique à la fois captivant et méthodologique, tout en étant plus ou moins normatif, les normes constituant en ce sens l’articulation quasi-mécanique de débat, de controverse, de création entre critiques, en mesure de tirer du « subat 3amiq » les intellectuels que, sous ce vocable, attendons tous : des réactualisateurs de la pensée, des concepteurs de notions d’élite, des scientifiques et des philosophes, des sommités. L’université nous est apparue comme étant la première a devoir se sentir interpellée, avant même les médias et les espaces d’information « alternatifs » tel ce petit point sur lequel je clavicote ces lignes dans l’immensité virtuelle.

Mais l’université elle-même semble perdue dans ses petits jeux d’opportunités et de loisirs du moment ; l’on peut même dire que nos vaillant(e)s étudiant(e)s en tamazight passent leur temps à justifier leur choix de filière qu’à s’appuyer sur les traditions militantes des générations universitaires et autorales antérieures (l’anthropologue Mouloud Mammeri, le linguiste Salem Chaker, le physicien Mohamed Haroun, l’immense Taos Amrouche, le mathématicien Hend Sadi et l’autre mathématicien Mohya, les anthropologues Tassadit Yacine-Titouah et Dehbia Abrous, etc.) pour s’illustrer par un vrai travail universitaire et une bonne prise sur la culture nationale, abandonnée par tout le monde, à commencer par les nationalistes et par les paronymes islamistes des hip-hopistes.

En fait, la culture nationale n’a pas seulement besoin des étudiants inscrits dans les instituts de langue et culture amazigh, elle a besoin aussi d’universitaires d’autres filières, notamment linguistiques : en arabe même -et il faut souligner que la première conférence abordant l’expérience de réhabilitation d’une langue nationale, en l’occurrence tamazight, faite en arabe et dans un colloque international organisé et tenu dans un pays arabe, l’Irak en l’occurrence, est à inscrire au palmarès des berbéristes berbérisants représentés en l’occasion par le même Brahim Tazaghart-, en français -en tant que l’une des langues de travail panmaghrébine et en tant que langue vernaculaire eu égard aux générations élevés dans des contextes d’émigration francophone et en tant que langue d’un patrimoine livresque pas du tout négligeable-, et en anglais même, raison entre autres pour laquelle nous soutenons nos deux doctorantes Amira Baga et Amina Agsous en littérature anglaise et néanmoins très branchés sur la culture locale et nationale, stupidement privées de mener à terme leurs études doctorales à l’université Mentouri de Constantine où elles sont pourtant inscrites en tant que brillantes étudiantes en master, que les responsables de l’UMC même reconnaissent ouvertement (voir à ce propos :  http://satefdz.unblog.fr/2011/12/13/le-desarroi-de-deux-doctorantes-premiere-reaction-a-chaud-emanant-de-luniversite-de-constantine/  ).

Enfin, Fayçal Métaoui écrit quelque chose que l’on peut lire d’une traite à 3h30 du matin (1) ! Faut dire que Merzak Allouache semble s’y prêter ;) En effet, à force de s’moquer, faut bien finir un jour par être « smooké » -c’est une figure de style somnolescente, mais j’ai pas l’intention de dormir sans :) ) –

C’est de cette façon que ce film ferait bien de se projeter dans nos campus, immédiatement suivi de la lecture de cette critique de Fayçal Métaoui, tout juste avant d’ouvrir les débats : on verra bien s’il y aura beaucoup de profs à y pointer le nez ;)

 Tahar HAMADACHE.

(1)   L’art de se moquer du cinéma et de haïr l’autre -- Culture -- El Watan, at :http://www.elwatan.com/culture/l-art-de-se-moquer-du-cinema-et-de-hair-l-autre-22-12-2011-151995_113.php  

Fertaki (CNAE-SNTE) et 250 adjoints d’éducation interpellés à Alger, ce matin.

20 décembre 2011

Traduction Satefdz :
Les forces de l’ordre ont interpellé ce matin, à la gare routière d’El-Kherrouba, à Alger, le chef de file de la Coordination nationale des adjoints d’éducation (il s’agit donc de M. Fertaki) ainsi que quelques 250 autres adjoints d’éducation venus de l’est et du centre du pays pour tenir un sit-in devant le ministère de l’éducation. Le communiqué précise que, jusqu’à cette heure (15 heure passée, heure algérienne), ils ne sont toujours pas libérés.

Information originale :
أعتقلت مصالح الامن صبيحة اليوم بمحطة الخروبة رئيس التنسيقية الوطنية للمساعدين التربويين رفقة 250 مساعد تربوي حضروا من ولايات الشرق و الوسط للاعتصام امام وزارة التربية الوطنية و لحد كتابة هذه الاسطر فان مصالح الامن لم تفرج عنهم

https://www.facebook.com/groups/254094114619137/?notif_t=group_activity

A l’occasion de l’ouverture de l’année universitaire, rappel de difficultés d’être doctorant.

13 décembre 2011

 A l’occasion de l’ouverture de l’année universitaire, rappel de difficultés d’être doctorant.

Le président dela Républiqueprocédera aujourd’hui à l’ouverture officielle de l’année universitaire 2011-2012. Une année universitaire s’annonce par des objectifs que la nation fait siens et que le président dela Républiqueénonce pour elle ; elle se conclue par, entre autres résultats escomptés, un nombre substantiel de thèses de doctorat soutenues avec brio, rassurant le pays sur ses capacités intellectuelles dans les domaines abordés. Aussi est-il souhaitable que les difficultés, parfois aussi artificielles qu’insurmontables, que rencontrent nos candidats à la post-graduation, mais surtout nos compatriotes doctorantes et doctorants soient mises en lumière et minutieusement considérées dès que leur nocivité est avérée.

Des doctorants souffrent en silence de certains phénomènes : privation de stages à l’extérieur du pays, accaparement de leurs idées et produit intellectuel, harcèlement et… exclusion illégale. Le traumatisme subi à ce stade, surtout lorsque le mérite de l’étudian(e) est indubitable, d’être éjecté injustement, de manière incompréhensible, peut générer de la honte (de l’échec, de ne savoir se défendre, de ne pouvoir mener son projet à terme) et une indicible douleur qui pourrait fort équivaloir à celle ressentie par un parent de disparu, bien mieux connue des psychanalystes.

Ces derniers jours, le quotidien national d’information El Watan (1) a rapporté le cas de deux doctorantes en littérature et civilisation anglo-saxonne, filière dont l’Algérie ressent un besoin pressant porté sur les colonnes de la presse écrite nationale. Majors de leur promotion, elles ont été exclues, avant de se voir affecter un encadreur et dans l’impossibilité avérée de faire appel d’elles-mêmes à un encadreur –l’un d’eux a affirmé par écrit qu’il s’agissait là d’une prérogative de l’administration universitaire- moins d’une année après leur inscription officielle le 24.01.2011 au département de langue et littérature anglaises de l’Université Mentouri de Constantine.

Les faits que l’article en question rapporte n’ont fait l’objet d’aucune mise au point de la part de l’administration universitaire concernée, ni de sa hiérarchie sur le même support. Un représentant du dit département, en l’occurrence le professeur Hamoudi Boughenout, a pourtant vite fait de tagguer dans l’espace du « mur » de l’une des deux étudiantes -en l’occurrence Mlle Agsous Amina, l’autre étant Mlle Amira Baga qu’il y nomme aussi-, sur le réseau social « facebook » pour accuser indistinctement le journal et les étudiantes de mensonges, tout en y assumant le fait qu’elles ont été exclues sans aucune forme administrative ni disciplinaire documentée, et tout en reconnaissant, publiquement, la valeur des deux doctorantes. Ce « tag » est repris sur le blog Satefdz (2).

Prétexte tout trouvé : elles sont en France. Et elles son accusés « d’avoir fait leur choix ». Leur choix, déclaré et réaffirmé, est de pouvoir continuer leurs études doctorales en Algérie. Elles le font par écrit, malgré l’oralité persistante dans les rapports que l’administration de leur université continue d’entretenir avec elles à ce jour, le « tag » de M.Boughenout sur un mur de Facebook étant trop personnel et trop bruyant à la fois pour accéder à la dignité de l’écrit.

A leur corps défendant, elles sont la parfaite illustration d’étudiant(e)s méritant(e)s tout à fait aptes à réussir leur cursus estudiantin, même en le refaisant en partie, dans des universités étrangères, tout en préférant soutenir leur doctorat en Algérie et au sein de l’université algérienne. Et à ce titre, elles constituent un motif d’assurance à l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique qui se déclare outré du destin auquel des universitaires algériens s’abandonnent, rien que pour poursuivre leurs études à l’étranger. Elles sont aussi une preuve vivante entre autres plus discrètes que les études supérieures, notamment doctorales, nécessitent une meilleure prise en charge réglementaire en mesure de protéger l’étudiant(e) et le produit intellectuel dont notre pays a un besoin grandissant.

Educateur et étudiant, fait témoin de larges pans de la mésaventure des deux étudiantes ici citées, il m’a semblé utile de ramener en cette occasion leur quête et les problématiques qu’elles sous-tendent à l’actualité.

Le 13.12.2011

Tahar Hamadache.

(1) http://www.elwatan.com/epoque/le-desarroi-de-deux-doctorantes-07-12-2011-150121_116.php

(2) http://satefdz.unblog.fr/2011/12/13/le-desarroi-de-deux-doctorantes-premiere-reaction-a-chaud-emanant-de-luniversite-de-constantine/

« Le désarroi de deux doctorantes ». Première réaction à chaud émanant de l’université de Constantine.

13 décembre 2011
par Tahar Hamadache, jeudi 8 décembre 2011, 09:18

L’affaire des deux doctorantes dont il a été question dans plusieurs de mes posts et écrits autant sur FB que sur satefdz.unblog.fr vient d’être portée à la connaissance de l’opinion publique par le quotidien national El-Watan. Une réaction à chaud d’un représentant de l’université de Constantine est d’ores et déjà enregistrée sur le mur de l’une des deux doctorantes :

https://www.facebook.com/amina.agsous

Reproduction et commentaire ci-dessous.

 

Le désarroi de deux doctorantes -- Epoque -- El Watan

www.elwatan.com

Le désarroi de deux doctorantes -

http://www.elwatan.com/epoque/le-desarroi-de-deux-doctorantes-07-12-2011-150121_116.php

 

 

 

Hamoudi Boughenout :

 

 

« Mlle Agsous, 

Merci pour le lien d’El WAtan; mais j’ai déjà eu vent de l’article et je l’ai déjà lu.

Bien que j’ai été contre votre exclusion et je le suis toujours, je trouve l’article inexact et tout à fait mensonger. Je pense que c’est Mlle Baga qui est derrière et je ne vous cache pas que j’ai été déçu par tant de mensonges. Vous auriez gagné en disant la vérité et pas plus. Se présenter comme des victimes expiatoires est tout à fait faux. Personne n’a cherché à vous exclure. Au contraire, nous avons vainement essayé de vous persuader de rentrer étant persuadés de votre valeur. Je vous avais personnellement averti, mais vous aviez choisi de rester en France. Il faut juste assumer son choix« . J’aime ·  · Il y a 15 heures

 

Amina Agsous 

« Monsieur Boughenout, je vous remercie pour votre message! »

Il y a 15 heures

 

Tahar Hamadache

 » ‎ »Etant persuadés de votre valeur », votre université a le chic de rassurer plus que peut-être jamais auparavant tous vos soutiens tant sur le bien fondé de vos démarches que sur l’honnêteté intellectuelle qui en anime les responsables. Beaucoup de gens sont ainsi convaincues que, tout en souhaitant mettre à plat rapidement cette difficulté, vous rendez un bon et loyal service à tous les étudiants en difficulté et, partant, à la réputation de l’Université algérienne. Bonne continuation à tous, bons débats en perspective et qu’un heureux aboutissement vienne couronner ce problème chargé de problématiques :) Ma d’a3a heqqun wara’u-hu talibateyni itnateyni :)  »

Il y a 55 minutes ·

Tahar Hamadache Je voudrais vous inviter à cette occasion à lire cet article et les commentaires l’ayant suivi :

« syndrome de la perte d’expression universitaire » (SPEU pour les intimes) : https://www.facebook.com/note.php?note_id=10150410317712507

« syndrome de la perte d’expression universitaire » (SPEU pour les intimes)     L’expression est libre à l’université. La liberté en est explicitement garantie par les textes de lois et autres réglementaires qui encadrent le cours (le cursus) universitaire. Oui,…
8 décembre, 09:42

« syndrome de la perte d’expression universitaire » (SPEU pour les intimes)

5 décembre 2011

« syndrome de la perte d’expression universitaire » (SPEU pour les intimes)

L’expression est libre à l’université. La liberté en est explicitement garantie par les textes de lois et autres réglementaires qui encadrent le cours (le cursus) universitaire. Oui, mais, autant l’expression y est libre, autant le canal de cette expression (c.-à-d. la personne sensée véhiculer cette expression) est sous la dépendance totale de « canal d’expression vivant » plus autorisé ! Ma 3li-na-sh a sid !

Beaucoup d’universitaires rêvent de pouvoir enfin s’exprimer une fois le doctorat décroché. Ils se trompent car ils découvrent tout de suite qu’il y a encore autorité plus autorisée à s’exprimer. C’est que, sans doute au même titre que dans l’Université française, le prof annonce souvent d’entrée de jeu à son étudiant qu’il a tout intérêt à entretenir une compatibilité d’humeur avec lui vu qu’il en dépendra totalement. Eviter le rattrapage, la réputation de grincheux, le conseil de discipline, ça a un prix : la liberté d’expression, garantie. Mais gare à qui s’en sert !

Les années de licence, puis de master, puis de doctorat passent. Au fur et à mesure que l’on réussit sa promotion « sociale », on s’insère dans la hiérarchie « sociale » de l’université sans même se rendre compte que cette hiérarchie « sociale » reproduit quasiment à l’identique le schéma de la société féodale, sauvé à la Révolution française par l’université éponyme : très structurée, très rigide, impitoyable. Tu désobéis à plus autorisé, tu dégringoles. C’est vrai que ça peut rappeler le dicton « Cheikh bla cheikh ma-hou-sh cheikh ya cheikh », mais c’est trompeur : l’initié a toujours besoin d’initiateur, c’est sûr mais ce n’est pas El-Anka qui aurait pensé à conditionner totalement ses disciples en toute matière à réflexion !

Le problème, c’est que l’étudiant(e), qui apprend à attendre si patiemment l’heure de pouvoir user de l’expression qui elle, est libre à l’université, finit par n’entrevoir de possibilité de s’exprimer qu’au  sein de l’université. Obnubilation ? Obstination ? Obsession ? Il y a sans doute un peu de tous ces ingrédients qui aromatisent les unes après les autres la marmite mentale et psychologique de l’étudiant(e) et qui, pis, se déclinent ensemble et dans la confusion sous la fausse identité d’Ambition. Quelle ambition que celle de pouvoir enfin devenir le chef des chefs recteurs de conscience et pouvoir ainsi user de l’expression qui, elle, est libre à l’université !

User de la liberté d’expression à l’extérieur de l’enceinte universitaire ? Vous pensez que c’est convenable pour un(e) étudiant(e) qui se respecte ? Vous ne craignez pas qu’un tel usage de la liberté d’expression hors des franchises universitaires ne soit assimilé à un comportement de voyou ? Un étudiant, ça un emphi, ça a des labos, ça a des salles de cours et, même si ça n’a pas  de revues où écrire, même si ça n’a pas de locaux où animer des assos, même si les auditoriums sont réservés aux patrons d’entreprises qui sont par définition à mettre dans la catégorie de personnes étrangères à l’université, ça a l’ambition d’user avec autorité de l’expression qui, elle, est toujours libre à l’université !

Et puis, pensez-y, s’il faut tout ce chemin et tous ces parchemins portant autorisation diplômées pour user de l’expression qui, elle, est libre à l’université, qu’est-ce qu’il faudrait donc pour pouvoir s’exprimer avec les barbares vivant à l’extérieur de l’université ? Si tu parles, tu en reçois sur la gueule à coup sûr ! ya baba ! Autant ne pas s’y essayer avec les parents, les ami(e)s, les voisin(e)s, les gens de la rue, les externes. Et c’est ainsi que l’étudiant(e) se convainc que la meilleure attitude à adopter en société, c’est celle des trois singes à la fois : rien vu, rien entendu, rien dit. De toutes façons, on ne va quand-même pas écorner la réputation de l’université, sinon papa ou maman va se dire que, peut-être, ça ne sert pas à grand-chose de continuer de laisser les enfants chéris aller passer leur vie à l’université dans l’espoir qu’un jour ils puissent enfin avoir le droit à l’expression qui, elle, est de tout temps libre l’université.

Tu es étudiant(e) et tu as un sérieux problème à l’université où tu es inscrit(e), peut-être même en doctorat ? Quequ’un a pu s’en rendre compte et essaye de te convaincre d’en parler à un quotidien national tel qu’El Watan ? Le mieux à faire est de ne t’y résoudre que lorsque il sera bien tard pour pouvoir influer efficacement sur le cours des choses : se plaindre à l’opinion publique nationale risquerait de n’être pas apprécié par le chef de département qui, pour bien asseoir son autorité hérité de l’université féodale française, décide d’annuler ton inscription au doctorat sans aucune sorte de forme de procès ni même de verbalisation. On te propose de t’en ouvrir à un journaliste du Monde diplomatique puisqu’il projette de rédiger un article sur l’université algérienne ? Mieux vaut faire la sourde oreille : a yemma ! l’opinion publique internationale ? C’est fort, mais c’est trop fort, quand-même ! Personne ne comprendra que se plaindre du fonctionnement féodal des rapports entre personnels de l’université est aussi valable en Algérie qu’en France et puis, même s’ils le comprennent, ce sera plus grave encore : on aura à dos les deux universités à la fois. Ya Rebbi…

Il est possible que l’on soit soumis à un   »syndrome de la perte d’expression universitaire » (SPEU pour les intimes), mais on ne peut pas s’en échapper. Pas pour l’instant…

ECOLE PUBLIQUE : ENTRE DROIT ET DESARROI. Conférence animée au CDDH-Béjaïa le 03.12.2011

5 décembre 2011
ActualitéLundi, 05 Décembre 2011 10:00
 L’ÉCOLE PUBLIQUE : ENTRE DROIT ET DÉSARROI
 Quid des recommandations préconisées par la commission des réformes ?
 Par : OUYOUGOUTE M.
 http://liberte-algerie.com/actualite/quid-des-recommandations-preconisees-par-la-commission-des-reformes-l-ecole-publique-entre-droit-et-desarroi-167338

 

 

Au cas où cela vous intéresse -pour un éventuel démenti ou débat-, voici une sorte de canevas plus ou moins fourni, plus ou moins suivi dans le déroulement de la conférence :

ECOLE PUBLIQUE : ENTRE DROIT ET DESARROI

 

Ce thème est choisi à un moment de grandes incertitudes aussi bien pour l’école publique (dénoncée même au sein d’institutions de l’ESRS) que pour les syndicats de l’éducation qui cumulent les tares de : ne pas faire de la politique, ne pas s’outiller de théorie, ne pas discuter les textes néo-établis (SGFP) ni des textes qui se proposent à être établis (code du travail). L’agitation en cours au sujet des œuvres sociales, des activités parascolaires (art.32 ; 37) et autres diversions, risque de consacrer l’inanité du syndicalisme en Algérie, qu’il se dise autonome ou qu’il ne le dise pas.

 

I. Les travaux de la CNRSE et la situation antérieure ;

II. Le projet alternatif du SATEF ;

 

III. Les réformes :

 

-          Pédagogie

  • non-conformes aux recommandations dela CNRSE(à en croire les membres) ;
  • approche par compétences (à interroger) : concept flou, contenu décrié ;
  • faits accomplis successifs et valse-hésitation : langues, EPS, édu. art. et édu. Relig. ;
  • philosophie de l’école même : surveillance proposée à une police scolaire, projet d’école désactivé, internat non-interrogé, cours de soutien, etc.

 

-          Réglementation

  • textes :

è    appliqués,

è    non appliqués, voire contredits (art.27, LOEN ; tamazi&t –art. 34, 4al.7, 15; textes d’appl.)

è    aberrants (Adj. Edu. Nommés C.Ed puis annulation au bout d’un mois) ;

è    imaginaires (circulaire ministérielle 117 du 13 mai 2006, notes, règl. intérieur, anticipation)

  • personnel éducatif : déstabilisation, dévalorisation, dépermanisation, déshomonéigeation (recrutés, anem, aij, sans rétribution) ;
  • personnel enseigné : difficulté de se reconnaître au sein de l’école, conseils de classe sans effet (rachats politiques), examens au rabais, écoles mornes, programmes surchargés, etc.

 

-          La parade

Inorganisée : syndicats corporatistes et/ou divisés, APE désertées –par les plus avertis-, individualités inertes, presse plus soucieuse de l’action physique qu’intellectuelle.

  • encourager les orgs des DH, les partis, les instances élues à se préoccuper d’éducation et d’éducateurs ;
  • réorganiser les corps professionnels, les associations scolaires, les APE : pousser à l’applica-tion et à la production de textes valables ; dire « stop ! » aux textes aberrants et imaginaires ;
  • se saisir des opportunités qu’offrent les organes de contrôle interne aux établissements : projets d’établissements, conseils de gestion, salles de documentation et d’information scolaire prévues à l’art. 4 du déc. Exéc. 10/230 organisant le lycée, etc. ;
  • chercher à prendre connaissance du rapport dela CNRSEen tant que  document de réflexion important et sensé être profondément réfléchi et  débattu.
  • Initier des associations citoyennes dont le centre d’intérêt sera l’éducation et la formation : à notre niveau, nous pourrions exhiber l’idée d’une ASATEFC dont le projet de statuts est d’ores et déjà prêt.

 

Il s’agit d’un minimum pour contrer le sinistre menaçant la notion même de l’éducation, pour susciter de nouveaux Tahar Kaci (normalien, auteur de « Réflexions sur le système éducatif », décédé en 2007) et préparer le terrain et les conditions d’éclosion de projets alternatifs critiques à l’exemple de celui du Satef (adopté en Congrès national, avril 2001), synchroniques et prospectifs.

Béjaïa, le 03.12.2011.

Tahar Hamadache, Secrétaire national du SATEF issu du Conseil national du 03.09.2005.

 

 

 

 

 

 

Lycée Debbih Cherif d’Akbou. Les enseignants dénoncent un marasme qui dure.

15 novembre 2011

 

Les enseignants du lycée Debbih Cherif d’Akbou ont observé, ce 14 novembre 2011, une journée de grève pour protester contre le marasme qui touche l’établissement depuis plusieurs années, allant s’aggravant. Dans leur démarche, l’appui manifeste de l’association des parents d’élèves semble assuré. Ils n’en sont pas à la première manifestation de leur mécontentement.

En effet, dans un rapport adressé au directeur de l’établissement en date du 26 octobre 2011 déjà, la section syndicale du lycée Debbih Cherif relève ce qui suit :

« Les difficultés d’ordre organisationnel et pédagogique de notre établissement nous ont conduit, nous professeurs du lycée Debbih Cherif, à recourir à une action de protestation, décidée lors de l’assemblée générale des enseignants tenue le mardi 18 du mois [d’octobre], à savoir une suspension du service pédagogique le jeudi 20, de 10h à midi.

« En effet, voilà plus de dix ans que la situation de l’établissement évolue de mal en pis, depuis que douze (12) salles de cours sont déclarées hors d’état d’usage par les services du CTC, jugeant leur structure irrémédiablement endommagée. Depuis, les élèves de 12 classes de première année secondaire suivent leurs cours dans des dortoirs transformés dans l’urgence en salles de cours. Tous les Directeurs de l’Education successifs ont été interpellés.

« Nous estimons que nous et nos élèves sommes exposés à un danger permanent en travaillant dans des locaux exigus dont les accès ne le sont pas moins, en plus du fait qu’ils sont insuffisamment aérés et éclairés. La mission des enseignants est rendue d’autant plus complexe que les effectifs dans ces classes dépassent 45 élèves. La qualité même de l’enseignement et les apprentissages pâtit de ces mauvaises conditions. La multiplicité des parasitages entraîne une  moindre attention portée à notre mission essentielle. Nous constatons qu’une part du temps que nous devrions consacrer à la transmission des connaissances est pris par la gestion de la classe.

« L’ouverture d’un  nouveau lycée [à Tiherkatine, dans la périphérie de la ville d’Akbou] qui à sa programmation a suscité un réel désengorgement s’est vite estompé par la portée insignifiante sur les effectifs de notre établissement.

« Alors que le personnel de notre établissement est déjà notoirement insuffisant pour le nombre d’élèves accueillis (pas de surveillants généraux [conseillers pédagogiques], pas d’ATL, manque d’adjoints d’éducation), nous faisons de plus l’objet d’un retrait de postes pédagogiques en français, anglais, arabe et histoire-géographie, ainsi qu’un poste d’adjoint d’éducation, effectué pour permettre l’ouverture du nouveau lycée. Pourtant, l’examen de notre dotation horaire dans ces disciplines ne fait apparaître aucun excédent pouvant les justifier. En mathématiques, par exemple, nos sept (07) professeurs accomplissent tous 3 ou 4 heures au-delà de leurs obligations de  service hebdomadaire d’enseignement, à lesquelles s’ajoutent les obligations complémentaires qui s’y rattachent, pendant que leurs collègues des autres établissements en effectuent celles prévues statutairement, soit 18 heures [hebdomadaires], voire parfois moins. Nos enseignants se demandent pourquoi y a-t-il tant de disparités entre les établissements.

« S’agissant du poste d’adjoint technique de laboratoire (ATL), cela fait 2 ans qu’il est supprimé, et son titulaire affecté dans un collège d’enseignement moyen. Incontestablement cette décision qui ne tient aucunement compte de la place et du rôle de l’ATL dans les établissements d’enseignement secondaire prive nos élèves de l’une des activités pédagogiques les plus fécondes, à savoir les travaux pratiques.

« Enfin, la question des surveillants généraux se pose de façon récurrente depuis le début de l’année 2007. Nous n’avons cessé depuis d’attirer l’attention de la Direction de l’Education sur l’irresponsabilité qui consiste à maintenir l’une des structures éducatives les plus importantes de la wilaya sans surveillant général, mais en vain ».

 

Et les enseignants de conclure par un appel au directeur de l’éducation afin d’ordonner « l’affactation de deux surveillants généraux pour contrôler l’arrivée à l’heure et l’assiduité des élèves, veiller au respect de la discipline, organiser le service de la surveillance, assurer la liaison avec les parents ; la réouverture du poste d’adjoint technique de laboratoire et la réaffectation de son ancien titulaire ; l’ouverture d’un poste budgétaire en mathématiques pour alléger les  emplois de temps de nos professeurs ; le maintien des postes dans les disciplines précédemment évoquées, et la dotation du nouvel établissement en moyens humains et matériels dont il a besoin pour son fonctionnement ».

Etudes supérieures. Ethique et aliénation.

10 novembre 2011

Etudes supérieures. Ethique et aliénation.

 

Chaque matin, on devrait se demander en quoi nos parents les moins instruits par l’école avaient raison de nous admonester par ces paroles tant entendues : « Teqqar’em, tetd’ellilem » (Plus vous vous instruisez, plus votre esprit se confond).

 

Cette expression qui rend bien la grave perplexité qui étreignait nos parents au vu des transformations qu’ils décelaient en nous et dont ils suspectaient à juste titre l’école d’en être l’instigatrice n’est pas seulement l’écho des résistances qui devaient protéger les « patois » (langue des parents ?) français après le rapport de l’abbé Grégoire et la mission d’élimination des patois au moyen de l’école qui incombait aux instituteurs français dès le début du XIXe siècle : dans des conditions de domination mentale bien plus sophistiquées, nous savons que nos « lenga dòu brès » (langues du berceau, en langue provençale) à nous résistent mieux que les patois des campagnes françaises.

 

En effet, cette expression de l’évaluation parentale ne prend pas seulement en compte les métamorphoses de notre langage, elle vise davantage quelque direction dévoyée que l’éducation qu’ils nous offraient prenait, dévoiement qu’ils réalisaient et qui nous échappaient. Adultes, nous nous respecterons sensiblement mieux si nous faisons le point sur notre trajectoire, à un moment où l’école et l’université algérienne échappe progressivement à l’étreinte des stratèges de l’éducation nationale, mises sous pression qu’elles sont de la part du capitalisme prédateur et des puissances militaro-idéologiques du moment.

 

Qui niera du haut de ses diplômes supérieurs qu’il regarde désormais sa société, sa culture, son patrimoine par la seule lorgnette des concepts et des acceptions permises par ces derniers ainsi que de derrière les possibilités matérielles qu’ils offrent (à convoiter) ?

 

Une animatrice radio, se référant à ses connaissances religieuses acquises à l’école se félicite de découvrir que telle tradition n’est que « bid3a », sans en saisir ni le côté poétique, ni l’anthropologique, ni le sémiotique ! Mais il y a pire et de toutes sortes en termes d’aliénation.

 

Un technologue faisait récemment part de  ses remords formels de n’être pas utile au pays qui l’a si généreusement formé : la formation de ce genre de savants les entraînent à toujours regarder l’exil comme un débouché pour leur promotion et à leur épanouissement présumé.

 

Les spécialistes des langues et cultures étrangères se croient à l’abri de la critique locale et de leurs pairs les méconnaissant car concevant leurs faits et gestes par la seule logique inhérente à la langue de leur travail. Et quand ils se mettent, par hasard ou par jeu, à titiller quelque aspect de la vision du monde concevable par les gens du terroir, ils apparaissent si distants, si prudents, si prompts à s’en éloigner davantage, voire à s’en défier tout à fait qu’on ne sait plus s’il faut les raisonner ou s’en méfier.

 

Dans ce microcosme aliéné, découvrir alors des combats douteux qui s’y livrent et qui ne sont compréhensibles qu’au fur et à mesure que l’on s’y voue totalement mais dont le prix est intégralement payé par la société, dont les effets sont immanquablement destinés à être endossés par cette dernière, dont la responsabilité lui est dans tous les casendossée – des interjections de type : « société de merde !», « che3b rrkhis ! » et tutti quanti l’attestent- est effarant, effrayant, dégoûtant.

 

L’un de ces combats douteux peut avoir comme enjeu de triturer comme on veut l’éthique universitaire même et s’en servir de paravent pour opérer des choix et des orientations, individuels –mais quand des cas individuels se multiplient, ça devient vite un état massif, généralisé, ce dont un aliéné ne se rend compte que trop tard-, tout à fait subjectifs, injustifiables, préjudiciables autant à la réputation de ceux qui s’en rendent responsables, du maintien de l’éthique, de l’université même, et de tout ce qui peut lier l’université à son environnement sociétal.

 

Ce qui aggrave le caractère douteux des « combats » que couve ce microcosme est le silence entêté que l’on oppose résolument à tout regard critique « extérieur ». Pour illustrer mon propos, quiconque peut essayer de poser le chapelet de questions ci-dessous joint –qui ont trait à la formation en cycle doctoral- à qui il veut, je serai réellement étonné que des réponses lui parviennent à court terme. Vous voulez essayer ? Voici un texte de courriel tout prêt que vous pouvez utiliser en l’état. Dites-m’en des nouvelles.

 

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Madame, monsieur, bonjour.

 

Alerté par le cas de deux doctorantes (1) en langue et littérature anglaises inscrites (régime LMD, 2010-2011 en 1e année) à l’université de l’UMC ;

Et pour les besoins du développement de l’initiative « SOS- Etudes supérieures en détresse » telle que présentée sur mon blog SATEFDZ,

 

J’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir m’éclairer sur les points suivants :

-          comment informe-t-on les étudiant(e)s doctorantes de l’identité de leur encadreur ? Oralement ? Est-il loyal de demander à des doctorant(e)s inscrites en régime LMD de se chercher d’elles/eux-mêmes des encadreurs ? La réglementation en vigueur pour le LMD prévoit-elle ce cas de figure ? Si la réglementation ne le prévoit-elle pas, que prévoit-elle en cas d’abus, consistant à tenir au secret à l’encontre des étudiant(e)s doctorant(e)s l’identité de l’encadreur sensé les accompagner ? Dans le cas où l’encadreur est informé de sa désignation pour encadrer des doctorant(e)s, est-il tenu d’interpeller officiellement ses étudiant(e)s dans le cas où ceux/celles-ci ne se manifestent pas ?

-          quelles sont les mesures prises à l’encontre d’étudiant(e)s doctorant(e)s ayant raté un séminaire ou plus de la tenue desquels elles/ils ne sont pas tenu(e)s informé(e)s ?

-          Ces mesures peuvent-elles être prises en l’absence et dans l’ignorance des concerné(e)s ? Ces mesures peuvent-elles aller jusqu’à l’exclusion définitive du cycle doctoral ? Des voies de recours existent-elles en chacun de ces cas ?

-          Des doctorant(e)s inscrites en première année doctorale, peuvent-elles/ils être empêché(e)s de se réinscrire en début d’année universitaire suivante, sans avoir été dûment informé(e)s des mesures qui auraient été prises à leur encontre précédemment ainsi que des griefs qui auraient été retenus contre elles/eux?

-          Des doctorant(e)s exclu(e)s dans ces conditions (ou dans d’autres conditions) peuvent-elles/ils être remplacé(e)s par des détentrices/eurs de master de leur propre promotion par voie de rachat –sans souscrire aux examens et concours d’accès au cycle doctoral ultérieurs et sur la base de leur résultats au concours antérieur et de leur rachat ?

-          des majors de promotion à l’obtention du master, inscrit(e)s en doctorat, peuvent-elles/ils être tenu(e)s de rester dans le territoire national sous peine d’exclusion du doctorat ?

 

 

Merci de vos réponses qui me serviront à la rédaction de textes prochains sur ce thème et par le biais duquel j’ai l’intention d’aborder non seulement des cas individuels d’étudiant(e)s précis(es) en difficulté, mais aussi de contribuer à la vulgarisation des textes encadrant la formation doctoral dans l’université algérienne ainsi que les dispositions de cette dernière à retenir en son sein des étudiant(e)s qui ne demanderaient qu’à y poursuivre leurs études doctorales quand bien même elles/ils auraient la possibilité et les compétences suffisantes pour poursuivre honorablement leurs études dans des universités étrangères.

 

Enfin, je vous prie, madame, monsieur, de me renseigner si les textes réglementaires ci-dessous cités sont suffisants pour servir de références juridiques au(x) texte(s) que je pourrai publier prochainement.

 

Dans l’attente d’apprécier vivement la disponibilité de l’institution universitaire à informer et à orienter la population universitaire, je vous prie, madame, monsieur, de bien vouloir agréer mes salutations tout à fait respectueuses.

 

Tahar HAMADACHE

SATEFDZ

(1) […]

o        La nouvelle Loi d’orientatation de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique : http://www.umc.edu.dz/pedagogie/images/textes-reglementaires/loiorientation.pdf

 

 

 

o        Décret exécutif n° 08-265 du 17 Chaâbane 1429 correspondant au 19 août 2008 portant régime des études en vue de l’obtention du diplôme de licence, du diplôme de master et du diplôme de doctorat.

http://www.umc.edu.dz/vf/pdf/CDE9ABACd01.pdf p.5

 

 

o        Décret exécutif n° 10-231 du 23 Chaoual 1431 correspondant au 2 octobre 2010 portant statut du doctorant………………………12

http://www.joradp.dz/JO2000/2010/057/F_Pag.htm

 

 

o        Décret exécutif n° 03-279 du 23 Août 2003, JO N° 51 du 24 Août 2003, Page 4

- Fixant les missions et les règles particulières d’organisation et de fonctionnement de l’université : http://www.univ-alger.dz/index.php/decrets.html

 

 

o        L’arrêté qui dit qu’il y a six postes ouverts en doctorat CLAS pour l’A.U. 2010-2011 à l’UMC : http://www.umc.edu.dz/vf/images/pdf/arrete_n_618_fr.pdf

 

o        Arrêté n° 250 du 28 juillet [janvier ? Au vu de la date de réception du fax, à moins quel'erreur est dans le fax !] 2009. Fixant l’organisation de la formation de troisième cycle en vue de l’obtention du diplôme de doctorat. http://www.umc.edu.dz/vf/images/pdf/250frlmd.pdf

 

  • Guide pratique de mise en oeuvre et de suivi du LMD http://www.univ-biskra.dz/images/stories/universite/guidelmd.jpg

 

 

Lancement du réseau « SOS – Etudes supérieures compromises »

31 octobre 2011

Entouré(e) d’attention à l’école, au collège et au lycée, la/le bachelier(e) est susceptible de ressentir un isolement de plus en plus aigu au fur et à mesure de l’avancée dans ses études supérieures.

Escomptant un encadrement compétent, dévoué à l’intérêt général, propre à hisser l’image de marque de l’enseignement algérien et du pays en général, c’est en cette étape que, tout(e) proche du but et de l’objet de la satisfaction générale, l’étudiant(e) peut avoir besoin de savoir qu’il dispose de plus de recours qu’il n’en connait, aussi bien au sein de la communauté universitaire proprement dite que dans d’autres institutions, organisations (politiques, de Droits de l’homme, etc.), syndicats (y compris de l’Éducation), dans un réseau de solidarité et plus généralement à l’extérieur de l’université.

C’est dans ce sens que nous espérons parvenir à mettre en place un réseau de solidarité avec les étudiant(e)s en difficulté.

Ce réseau est annoncé d’ores et déjà sur facebook :

http://www.facebook.com/event.php?eid=137717919663429

Ce réseau devra être en mesure de réagir discrètement tant que cela est possible, médiatiquement chaque fois que ce sera indispensable, toujours bienveillamment, dans le respect de la légalité et en renfort de la légalité chaque fois que l’on est devant des vides juridiques préjudiciables à l’équilibre, à la stabilité de l’étudiant(e) ; à la performance et à l’attractivité de l’université algérienne.

Il servira par sa dynamique même à démocratiser les débats au sujet de l’université, des conditions de recherche, des finalités et des résultats successifs du travail universitaire. A terme, cette démarche est appelée à aboutir à la démocratisation, réelle, concrète, de l’université.

Il servira surtout à juguler le défaitisme qui se propage au sein de la communauté estudiantine, défaitisme qui les mène à douter de l’intérêt d’études supérieures poussées, de l’intérêt de la société (et du peuple) pour les études supérieures, de l’intérêt de parachever ses études supérieures et d’investir ses compétences acquises au pays même. Il servira du même coup à rassurer la communauté estudiantine sur ses droits, sur la protection de son mérite par ces mêmes droits portés par tous ; à rétablir un encadrement de qualité aux postes de responsabilité ; à réinstaller la confiance entre étudiants et administrations ; à sauver les étudiantes et les étudiants du système binaire infernal que constitue la redondance « culpabilité -- culpabilisation » qui se déclenche chaque fois que le refuge face à la détresse ne s’entrevoit plus que dans l’ « Ailleurs lointain ».

Il servira aussi sans équivoque à aider dans l’accompagnement des étudiant(e)s étranger(e)s inscrit(e)s en Algérie jusqu’à leur rentrée dans leurs pays d’origine muni(e)s de leurs diplômes et de doux et tendres souvenirs pour l’Algérie.

Cette initiative est apparue pour la première fois sur le blog SATEFDZ qui conclut l’article ( http://satefdz.unblog.fr/2011/10/20/les-syndicats-de-leducation-doivent-se-preoccuper-de-la-destination-universitaire-des-eleves-satefdz-montre-la-voie/ ) où elle est inclue par ces mots :
« D’ailleurs, nous sommes déjà quelques camarades éducateurs pour réfléchir à initier un cabinet virtuel (Hebb iqoul : sur le world wide web) d’assistance juridique, psychologique et médiatique au profit des étudiantes et des étudiants méritants mis en difficulté. Nous voulons voir quelques uns de nos efforts fournis au fil des ans aboutir de manière satisfaisante, pardi ! »

Cet espace durera plusieurs mois (jusqu’à la journée nationale de l’étudiant, 19 mars 2012). Pendant ce temps, il servira à faire connaitre cette idée et accueillera les doléances autant qu’il révèlera les dispositions et la disponibilité des un(e)s et des autres à faciliter les passages à nos concitoyen(ne)s étudiant(e)s en difficulté. Chacune et chacun est prié(e) d’inviter à nous rejoindre ici les personnes qu’il pense en mesure de s’y intéresser.

 

Source : https://www.facebook.com/event.php?eid=137717919663429