La théorie de la neutralité n’est que la parure idéologique de ces aspirations bourgeoises

14 août 2010

 » La concience de classe des ouvriers c’est la compréhension du fait que, pour parvenir à leurs fins, ils doivent nécessairement chercher à influer sur les affaires de l’état, comme l’ont fait et continuent à le faire les grands propriétaires fonciers et les capitalistes.
La lutte de la classe ouvrière contre la classe capitaliste est nécessairement une lutte politique.
Les intérêts de classe de la bourgeoisie ne peuvent manquer d’engendrer une volonté de réduire les syndicats à une activité mesquine et étroite dans le cadre du système existant et d’empêcher d’établir des liens avec le socialisme. La théorie de la neutralité n’est que la parure idéologique de ces aspirations bourgeoises. »

(Rosa LUXEMBOURG)

« إن وعي العمّال الطبقي هو فهم الوضع بأنّهم للإرتقاء إلى مبتغاهم، لابدّ لهم أن يبحثوا عن التأثير على شؤون الدولة، كما فعلوا و ما زالوا يفعلوا ممتلكو العقّار (الأراضي) الكبار و الرأسماليون.
إن نضال الطبقة العاملة ضدّ الطبقة الرأسمالية هي بالضرورة نضال سياسي.
إنّ مصالح الطبقة البرجوازية لا يمكن لها أن تتوانى عن توليد إرادة تقليص النقابات العمّالية إلى نشاط نتل و ضيّق في إطار النظام القائم و إعاقة سبل إقامة الروابط مع الإشتراكية.
إنّ نضرية الحياد (النّقابي) ما هي إلاّ حلى إيديولوجية للتطلّعات البرجوازية ».

(روزا  لوكسمبورج)

Ni voile, ni suie. Soyez belles, et libres, et dignes, et voilà !

8 mars 2012
Le visage couvert de suie. Des beautés sous la suie. C’était avant 50 ans. Vous étiez tellement jeunes et belles, tellement éprises des vôtres et de liberté, tellement soucieuses de réduire un maximum, de réduire au minimum les raisons de rage impuissante des maquisards vos époux, fiancés, amants secrets, frères, cousins, voisins, amis (d’enfance) et les causes de traumatisme dont une part est diagnostiqué par votre allié sûr, le maquisard Franz FANON.

Depuis 50 ans, progressivement, au fur et à mesure que le spectre des trauma de guerre s’éloignait, que d’investissement social pour découvrir au monde sous la suie de guerre la beauté pure, purpurine, dans toutes ses facettes et déclinaisons, des femmes algériennes ! Un temps remis en cause par ce qui est interdit d’évocation par le code de la réconciliation nationale, l’investissement est reparti de plus belle au point que l’on pourrait jurer que l’OMC soupçonne plus voracement encore que la France coloniale du XIXe siècle l’Algérie d’être plus riche qu’elle n’en a l’air. La mondialisation est tellement féroce que nous regrettons que des femmes soient soumises dès leur jeune âge à se débrouiller toutes seules pour avoir à participer de la dynamique esthétique générale mais tous ceux qui le peuvent encore y veillent et toutes assurent cette fonction cathartique et esthétique sociale, à notre grand réconfort.

A toutes, un seul souhait en ce 08 mars. Ce que votre république, la République algérienne démocratique et populaire, vous garantit par force de loi, la société dans son évolution l’ancre dans les mœurs : que votre société soit en mesure de soutenir son investissement dans la beauté féminine en ce 50e anniversaire de l’indépendance et pour de bon, et que la république soit toujours en mesure de pérenniser les lois les plus justes et en améliore le contenu et la teneur par le biais d’élu(e)s qui émanent de vous, de vos aspirations, de l’obligation d’assurer vos fonctions sociales aussi bien les plus belles que les plus honorables.

Un peu aguichantes, parfois ? Un peu naïves aussi, quelquefois, face aux gus qui n’y comprennent guère plus loin que leur petit bout de chair automate ? Sans quelques excès, à quoi bon servirait la juste mesure quant elle est acculée à constituer l’extrême limite ? Que jamais aucun voile ne vienne se substituer à la suie d’il y a plus de 50 ans, dans la prétention de recouvrir votre beauté et votre jeunesse ! Soyez belles et que nous soyons juste assez sages pour apprécier.

Tahar Hamadache
https://www.facebook.com/events/358222940875169/

Le SNES-Solidaires vient de voir le jour à Alger. Bonne nouvelle pour l’enseignement supérieur !

26 février 2012

Des fondateurs du syndicat des enseignants du cycle supérieur, le Conseil national des enseignants du supérieur (CNES), en rupture de ban avec la direction de l’appareil syndical, ont, après l’expérience des Sections-CNES, annoncé, hier, enconférence de presse tenue à Alger, la naissance du SNES-S : Syndicat des enseignants du supérieurs-Solidaires.
Le principal objectif de cette dynamique syndicale : la dénonciation et la lutte contre la détérioration de la situation de l’université, de sa gestion et des études supérieures tant sur le plan pédagogique, scientifique qu’éthique.
Pour une bonne nouvelle, c’en est vraiment une. Nous espérons vivement que cette organisation syndicale sera meilleure interlocutrice que ce qu’on a vu jusqu’ici.
T.H.

مؤسسو  »الكناس » المنشقون يدقون ناقوس الخطر

 »حراوبية مطالب بوقف فوضى التسيير وفساد الأساتذة والإدارة »

26-02-2012 الجزائر: خيرة لعروسي
قررت الفروع النقابية المنشقة عن مجلس أساتذة التعليم العالي التكتل في تنظيم جديد أطلق عليه، اسم  »نقابة أساتذة التعليم العالي المتضامنين »، كشفت عن تدهور خطير لوضع الجامعة الجزائرية  »بدليل الفضائح المسجلة مؤخرا وتخص جميع المستويات.. »، وسيتم مراسلة الوصاية لوقف تجاوزات رؤساء وعمداء حولوا الجامعات إلى ملكية خاصة في غياب أي إجراء ردعي أو حتى آليات محاسبة وتقييم.
وأعلن عن ميلاد نقابة أساتذة التعليم العالي المتضامنين، أمس خلال ندوة صحفية نظمها بالعاصمة، ممثلو الفروع المنشقة عن نقابة  »الكناس ». وحسب رئيس النقابة شويشة قدور، فإن الوضع المزري الذي وصلت إليه الجامعة كان وراء تحرك هذا التكتل لدق ناقوس الخطر والإعلان عن حالة طوارئ على المستويات البيداغوجية والعلمية والأخلاقية، وهو ما تترجمه -يضيف نفس المتحدث- سلسلة الفضائح التي سجلت مؤخرا وتورط فيها أساتذة جامعيون قاموا بتزوير النقاط على مستوى مختلف معاهد وكليات الوطن.
وانتقد شويشة سياسة  »البريكولاج » التي تعتمدها وزارة التعليم العالي لمعالجة الوضع، وقال بأن مختلف الإجراءات والهيئات التي تم تنصيبها لتقييم أداء الجامعات، مجرد تدابير شكلية حيث تتستر الوصاية على الوضع الكارثي -يضيف- برفع رواتب الأساتذة دون أن تحاسبهم وتقيم عملهم داخل الجامعة وهو ما خلق فوضى كبيرة حالت دون تطوير القطاع.

عدد القراءات : 2552 | عدد قراءات اليوم : 2275
http://www.elkhabar.com/ar/watan/281416.html

Des enseignants détenteurs du doctorat sans grade. Lettre ouverte au Président.

1 février 2012

 

Nous, enseignants, titulaires du diplôme de docteur-ingénieur (D1+DEA) et du diplôme de doctorat de 3° cycle (D3C+DEA), obtenus en France, venons avec regret, par la présente lettre, porter à la connaissance de votre Excellence nos doléances, concernant la reconnaissance de nos diplômes. En effet, les lauréats de nos universités (facultés, écoles, et instituts) ont été envoyés par l’Etat algérien en France pour une formation post-graduée, au moment de la réforme du doctorat français. L’ex-ministre de tutelle, au cours d’une réunion solennelle (année universitaire 1983/1984), avait instruit tous les doctorants envoyés en France durant cette période transitoire de ne pas s’inscrire à ce doctorat (nouveau régime), sous peine de suppression de la bourse. Cette instruction fut aussitôt appliquée par tous les établissements universitaires.

Le paradoxe, c’est qu’aujourd’hui ce diplôme décrié est non seulement reconnu, mais mieux coté en Algérie. Monsieur le Président, aujourd’hui nos diplômes de docteur-ingénieur et de doctorat de 3° cycle sont sanctionnés par une équivalence d’un diplôme de 3° cycle C –ancien régime, qui ne figure même pas dans la nomenclature des diplômes de l’enseignement supérieur en vigueur en Algérie.

Ce qui nous a défavorisés par rapport à nos collègues formés dans des pays autres que la France. Pourtant, les doctorants de France ont subi de épreuves relativement difficiles pour décrocher le diplôme d’études approfondies (DEA), condition sine qua non pour accéder en thèse. Après vingt-cinq années de loyaux services, voire plus,
nous nous sommes ainsi retrouvés dégradés dans le corps des maîtres-assistants au même titre que nos étudiants titulaires d’un diplôme de magistère.

Monsieur le Président, nous avons été marginalisés depuis longtemps et privés officiellement de l’enseignement en post-graduation, de l’encadrement des mémoires de magistère, de thèses de doctorat, de la direction des projets de recherche et de la participation aux séminaires et colloques scientifiques internationaux.

Nous aimerions que notre tutelle reconnaisse que malgré cette marginalisation, nous avons toujours assuré avec sérieux et abnégation les tâches pédagogiques et administratives inhérentes à un enseignant de rang magistral, tels que les cours magistraux, les cours de spécialité, les encadrements des mémoires de fin d’études, les montages des laboratoires de graduation et de recherche, une part active dans les projets de recherche et le co-encadrement des étudiants inscrits en magistère et en thèse de doctorat, etc.

Le comble, après tout cela, est que l’administration nous reproche, aujourd’hui, de ne pas avoir fourni davantage de résultats scientifiques. Pédagogiquement, nous assurons bel et bien les tâches d’enseignant de rang magistral, administrativement, nous ne sommes pas reconnus en tant que tel. ‘

Monsieur le Président, au moment où l’Etat met en oeuvre tous les moyens pour rappeler et inciter nos collègues chercheurs installés à l’étranger à rejoindre le pays, notre tutelle marginalise ceux qui ont eu le courage d’y retourner dans les moments difficiles, afin de participer au développement du pays et à l’épanouissement de l’université a1grienne.
A titre indicatif: une thèse de doctorat (bac + 8), préparée en Algérie, ouvre droit au grade de maître de conférences classe «A», alors qu’une thèse de doctorat d’ingénieur (bac + 9) et une thèse de doctorat de 3e cycle (bac +8) n’ouvrent droit qu’au grade de maître assistant ! Nous avons transmis nos doléances au ministre de l’Enseignement supérieur et dela Recherche scientifique.

Aucune suite favorable n’a été donnée, et l’administration de la tutelle nous renvoie vers la formule de «l’habilitation » pour accéder au grade de maître de conférences classe « A». L’administration de la tutelle pratique la fuite en avant pour ne pas revenir
sur l’erreur commise pour l’équivalence.

Les critères de l’habilitation, tels qu’ils sont conçus, sont incohérents avec notre situation. L’habilitation devient donc inaccessible et nous nous trouvons ainsi devant un dilemme. Dans de telles conditions, l’évolution de nos carrières reste utopique.

Votre Excellence, nous pensons avoir déjà acquis l’habilitation en question, de par :

1-  nos diplômes (DEA + doctorat);

2 – notre grande expérience dans l’enseignement supérieur et la recherche scientifique (en moyenne, 25 années);

3- la prise en charge des enseignements magistraux;

4- notre participation active dans la confection des programmes et ouverture de nouvelles filières, de l’ancien et nouveau système d’enseignement (LMD);

5 – la participation aux manifestations scientifiques nationales et internationales;

6- nos publications nationales et internationales, etc.

Monsieur le Président, vos dernières décisions encourageantes en faveur des enseignants du supérieur témoignent de l’importance que Votre Excellence attache à ce noble secteur. Nous vous en remercions. En nous adressant à vous, Monsieur le Président, nous sommes confiants et convaincus que le préjudice moral et matériel commis sera réparé et notre situation trouvera une issue digne et équitable. Aussi, nous assurons Votre Excellence de notre dévouement pour notre pays et pour notre université en particulier.

Les enseignants titulaires du diplôme de docteur-ingénieur et du doctorat de 3e cycle.

 

Source : El Watan (édition papier) - Mercredi 1 février 2012 – page 22 – Rubrique : ESPACE DES LECTEUR - Titre original : Dégradation.

(NDLR : Mis aussi en ligne sur : https://www.facebook.com/events/137717919663429/, site de : Lancement du réseau « SOS – Etudes supérieures compromises »

Le désarroi de deux doctorantes et la fausse mise au point de M. Boughenout, de l’Université de Constantine.

27 janvier 2012
‎ »L’article inexact et tout à fait mensonger ». C’est ainsi que M. Hamoudi Boughenout trouve l’article « Université de Constantine – Le désarroi de deux doctorantes », signé Kamel Medjdoub et paru dans l’édition du 07.12.2011 du quotidien El-Watan (1). Il s’agit des deux étudiantes, Amina AGSOUS et Amira BAGA, inscrites en doctorat d’anglais à l’université de Constantine pour l’année 2010-2011. Plus de trois semaines après la parution de cet article, il faut se rendre à l’évidence que le tag de M. Hamoudi Boughenout sur le mur Facebook de l’une de ses anciennes étudiantes, Amina Agsous, restera la seule forme de réaction publique de l’Université de Constantine. Et, en conséquence, il vaut bien « droit de réponse » de la part de cette dernière. En tant que tel, il faut d’abord se demander pourquoi le choix de ce support, Facebook, pour diffuser un « droit de réponse » à un article paru sur El Watan. Parce que ce droit de réponse est posté sur le mur de l’une des étudiantes objet de l’article d’El Watan, et vu que aujourd’hui encore ce « droit de réponse y figure toujours, il devient évident que l’intention de l’auteur de ce « droit de réponse » est de permettre à qui de droit de se passer d’un véritable droit de réponse tout en mettant bien en évidence aussi sa « franchise », sa « sincérité », son verdict final qui fait suite aux délibérations du procès occulte que l’on a donc fait aux deux doctorantes : il introduit son « droit de réponse » par l’expression  » j’ai été contre votre exclusion et je le suis toujours » et le conclue par « vous aviez choisi de rester en France. Il faut juste assumer son choix », c’est-à-dire qu’elles méritent ce qui leur arrivent ».A la veille d’une nouvelle année que nous souhaitons saine de comptes, de management et d’administration pour notre pays et pour notre université, il est tout à fait normal, ayant connu les deux doctorantes en suspens ainsi que le journaliste et ayant eu à traiter ce toute affaire bien avant le journaliste au vu et au su de M. Harouni et d’autres, de faire en sorte que les arguments retors soient quelque peu redressés afin que la rationalité conditionnant la réalisation de nos souhaits ci-avant ne soit pas la grande absente dans cette affaire.

L’article de M. Kamal Kamel Medjdoub est tout à fait loin d’être inexact étant donné qu’il s’appuie sur des documents tout à fait crédibles et sur un recoupement rigoureux d’informations, que M. Hamoudi n’a pas du tout pris la peine de démentir vraiment : le faire lui aurait seulement coûté d’opposer argument contre argument, et d’y aller point par point. Il ne l’a pas fait.

M. Hamoudi reconnait implicitement que les deux doctorantes sont de fait exclues de l’université de Constantine puisqu’il écrit  » j’ai été contre votre exclusion et je le suis toujours ». A moins qu’il prétende qu’elles ne sont pas du tout exclues, ce qui, en effet, peut ressortir de l’expression « Personne n’a cherché à vous exclure ». Si elles n’avaient pas été effectivement exclues, on se demande pourquoi n’avaient-elles pas pu se réinscrire en septembre dernier, ni pourquoi il n’y eut aucune réponse à leur correspondance électronique en date du 29 octobre 2011. Quand on connait l’existence de ces correspondances, quand on connait l’absence de mise au point à l’article d’El Watan tel que rendu possible par le droit de réponse, il y a tout lieu de douter de la franchise, de la sincérité, de l’honnêteté de qui viendrait à dire que ces deux doctorantes en suspens se sont inscrites en doctorat à l’université de Constantine rien que pour plaisanter. Non, il n’y a aucune raison de croire un discours qui a charrie une tentative d’occultation -de quoi ? Ce n’est pas l’objet de ce texte- aussi manifeste ; aucune raison de croire un tel discours aux dépens de deux doctorantes en suspens, qui se plaignent avec autant d’entêtement et d’engagement.

M. Hamoudi Boughenout a en outre fermement accusé, dans son verdict final, nos deux doctorantes en suspens de  » choisi[r] de rester en France » et il leur enjoint de « juste assumer [leur] choix ». J’aurais moi-même en personne pu céder à ce non-argument étant donné que nos doctorantes sont tout à fait en mesure d’entamer des études doctorales en France dès la rentrée prochaine. En fait, non, elles ont beau avoir décidé de se rendre en France, de prendre connaissance des études supérieures à l’européenne, ce qui est un avantage étant donné qu’elles étudient la langue et la littérature d’une langue européenne, l’anglais en l’occurrence, elles tiennent tout à fait à parachever les projets de recherche doctorale qu’elles ont soumis aux autorité scientifiques de l’université de Constantine qui, de toute évidence, ont validé leurs thèmes. Et si leurs démarches pour faire connaitre leur détresse, démarches dont je peux témoigner personnellement, ne suffisent pas, leur courrier, postal et électronique, adressé aux instances administratives de leurs département et fac à l’université de Constantine témoigne du grand sérieux avec lequel elles prennent solidairement en charge la recherche de la solution d’un problème qui, à lire le « droit de réponse » de M. Hamoudi Boughenout, a toutes les peines du monde à être justifié, à être justifiable.

Et si toutes leurs démarches pour voir ce problème injustifiable résolu à la source et sans tambour battant en septembre n suffit pas ; si leurs démarches pour faire connaitre leur détresse, fin septembre et début octobre, ne suffit pas ; si leurs correspondances postales et électroniques, fin octobre, ne suffisent pas ; si cet article dans la presse nationale, fin novembre et début décembre, ne suffit pas, il y a encore autre chose.

En effet, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique lui-même peut témoigner, document à l’appui, que nos deux vaillantes doctorantes tiennent toujours à poursuivre leurs recherches doctorales à Constantine, en ALGERIE !

Le monde en sortira grandi d’utiliser son intelligence à meilleur escient. L’utiliser à faire chier les simples citoyen(ne)s et à éjecter les étudiant(e)s majors de promotion de niveau doctoral de nos universités sera un sérieux obstacle à la réalisation des souhaits que nous présentons à tout le monde, dès la première ligne de ce texte, à l’occasion de cette nouvelle année.

Le 31 décembre 2011,

Tahar Hamadache

(1) http://www.elwatan.com/epoque/le-desarroi-de-deux-doctorantes-07-12-2011-150121_116.php

Annexe : Le message de M. Hamoudi OUGHENOUT, posté sur le mur facebook de l’étudiante doctorante Amina AGSOUS à ce lien : https://www.facebook.com/amina.agsous/posts/2673567045756?notif_t=like

« Hamoudi Boughenout –> Amina Agsous

 

Mlle Agsous, 

Merci pour le lien d’El WAtan; mais j’ai déjà eu vent de l’article et je l’ai déjà lu.

Bien que j’ai été contre votre exclusion et je le suis toujours, je trouve l’article inexact et tout à fait mensonger. Je pense que c’est Mlle Baga qui est derrière et je ne vous cache pas que j’ai été déçu par tant de mensonges. Vous auriez gagné en disant la vérité et pas plus. Se présenter comme des victimes expiatoires est tout à fait faux. Personne n’a cherché à vous exclure. Au contraire, nous avons vainement essayé de vous persuader de rentrer étant persuadés de votre valeur. Je vous avais personnellement averti, mais vous aviez choisi de rester en France. Il faut juste assumer son choix. J’aime ·  · Annuler l’abonnement · Voir les liens d’amitié · 7 décembre, 17:40 « 

Chantez ! Dansez ! L’esprit critique revient dans le pays !

22 décembre 2011


Hey ! On dirait que personne n’a remarqué l’absence de Tewfik HAKEM dans le paysage culturel et médiatique national, pas vrai ? Depuis que j’ai cessé de rencontrer des textes de ce cinéphile, il me semble que je n’ai plus vu d’article de critique littéraire digne de ce nom jusqu’à cette belle sortie de Fayçal Métaoui, signée dans l’édition d’El Watan d’aujourd’hui même, à propos du film « Normal » de Merzak Allouache.

Il m’arrive personnellement de bien apprécier les textes de Ahmed Cheniki quand il écrit sur le théâtre algérien, mais il me semble aussi que Cheniki, quelque intérêt puisse-t-il susciter par les études qu’il nous prodigue, n’a encore jamais versé dans la critique proprement dite ! Cette absence de critique a quand-même de quoi inquiéter grave ! On en arrive à perdre le sens premier même de la notion de critique au point de confondre critique et moquerie, critique et dépréciation (de soi, d’autrui et de tout) ; on en arrive à se considérer toutes et tous comme des moins que rien et, j’espère qu’il y aura tout de même un peu de gens pour l’admettre avec moi, c’est quand-même dommage.

C’est pour cela que, je pense, si Fayçal Métaoui a vu juste en ce qui concerne ce film, l’oeuvre de Merzak Allouache en est hissée au niveau d’oeuvre artistique à étudier, à éplucher, pourvu qu’elle soit toujours accompagnée d’une considération méthodique de ce texte critique de Fayçal Métaoui, y compris et surtout dans nos campus : ça apprendra à renouer les fils entre art et littérature, entre ces deux et sémiotique, entre toutes ces disciplines et critique artistique, littéraire, philosophique ; ça apprendra à nos profs d’université à virer « criticbord toutes’’ au lieu de rester à chavirer tout le temps dépréciation de tout et de tous ; ça apprendra à nos étudiantes et à nos étudiants à s’exercer à l’analyse de ce qui se fait de mieux et de pire par nos auteur(e)s au lieu de s’exiler peu à peu psychotiquement dans les contextes d’oeuvres lointaines à la fois dans le temps, dans l’espace et de notre underground culturel.

Cette absence de critique est tragiquement ressentie dès qu’on se met à considérer un petit peu note situation éthique, morale, mentale, culturelle et intellectuelle.

Il y a quelques temps, nous discutions mon ami Brahim Tazaghart, directeur des éditions Tira de Béjaïa, et moi, des voies et possibilités d’améliorer la qualité à la fois de l’édition en tamazight, de la création d’oeuvres d’esprit en tamazight et du lectorat en tamazight. Sous quelque angle que l’on aborde la chose, on débouche immanquablement sur la nécessité de disposer d’espace de lecture critique animés par des analystes qui soient tout à fait baignés à la fois de tout ce qui peut concerner tamazight et d’un sens critique à la fois captivant et méthodologique, tout en étant plus ou moins normatif, les normes constituant en ce sens l’articulation quasi-mécanique de débat, de controverse, de création entre critiques, en mesure de tirer du « subat 3amiq » les intellectuels que, sous ce vocable, attendons tous : des réactualisateurs de la pensée, des concepteurs de notions d’élite, des scientifiques et des philosophes, des sommités. L’université nous est apparue comme étant la première a devoir se sentir interpellée, avant même les médias et les espaces d’information « alternatifs » tel ce petit point sur lequel je clavicote ces lignes dans l’immensité virtuelle.

Mais l’université elle-même semble perdue dans ses petits jeux d’opportunités et de loisirs du moment ; l’on peut même dire que nos vaillant(e)s étudiant(e)s en tamazight passent leur temps à justifier leur choix de filière qu’à s’appuyer sur les traditions militantes des générations universitaires et autorales antérieures (l’anthropologue Mouloud Mammeri, le linguiste Salem Chaker, le physicien Mohamed Haroun, l’immense Taos Amrouche, le mathématicien Hend Sadi et l’autre mathématicien Mohya, les anthropologues Tassadit Yacine-Titouah et Dehbia Abrous, etc.) pour s’illustrer par un vrai travail universitaire et une bonne prise sur la culture nationale, abandonnée par tout le monde, à commencer par les nationalistes et par les paronymes islamistes des hip-hopistes.

En fait, la culture nationale n’a pas seulement besoin des étudiants inscrits dans les instituts de langue et culture amazigh, elle a besoin aussi d’universitaires d’autres filières, notamment linguistiques : en arabe même -et il faut souligner que la première conférence abordant l’expérience de réhabilitation d’une langue nationale, en l’occurrence tamazight, faite en arabe et dans un colloque international organisé et tenu dans un pays arabe, l’Irak en l’occurrence, est à inscrire au palmarès des berbéristes berbérisants représentés en l’occasion par le même Brahim Tazaghart-, en français -en tant que l’une des langues de travail panmaghrébine et en tant que langue vernaculaire eu égard aux générations élevés dans des contextes d’émigration francophone et en tant que langue d’un patrimoine livresque pas du tout négligeable-, et en anglais même, raison entre autres pour laquelle nous soutenons nos deux doctorantes Amira Baga et Amina Agsous en littérature anglaise et néanmoins très branchés sur la culture locale et nationale, stupidement privées de mener à terme leurs études doctorales à l’université Mentouri de Constantine où elles sont pourtant inscrites en tant que brillantes étudiantes en master, que les responsables de l’UMC même reconnaissent ouvertement (voir à ce propos :  http://satefdz.unblog.fr/2011/12/13/le-desarroi-de-deux-doctorantes-premiere-reaction-a-chaud-emanant-de-luniversite-de-constantine/  ).

Enfin, Fayçal Métaoui écrit quelque chose que l’on peut lire d’une traite à 3h30 du matin (1) ! Faut dire que Merzak Allouache semble s’y prêter ;) En effet, à force de s’moquer, faut bien finir un jour par être « smooké » -c’est une figure de style somnolescente, mais j’ai pas l’intention de dormir sans :) ) –

C’est de cette façon que ce film ferait bien de se projeter dans nos campus, immédiatement suivi de la lecture de cette critique de Fayçal Métaoui, tout juste avant d’ouvrir les débats : on verra bien s’il y aura beaucoup de profs à y pointer le nez ;)

 Tahar HAMADACHE.

(1)   L’art de se moquer du cinéma et de haïr l’autre – Culture – El Watan, at :http://www.elwatan.com/culture/l-art-de-se-moquer-du-cinema-et-de-hair-l-autre-22-12-2011-151995_113.php  

Fertaki (CNAE-SNTE) et 250 adjoints d’éducation interpellés à Alger, ce matin.

20 décembre 2011

Traduction Satefdz :
Les forces de l’ordre ont interpellé ce matin, à la gare routière d’El-Kherrouba, à Alger, le chef de file de la Coordination nationale des adjoints d’éducation (il s’agit donc de M. Fertaki) ainsi que quelques 250 autres adjoints d’éducation venus de l’est et du centre du pays pour tenir un sit-in devant le ministère de l’éducation. Le communiqué précise que, jusqu’à cette heure (15 heure passée, heure algérienne), ils ne sont toujours pas libérés.

Information originale :
أعتقلت مصالح الامن صبيحة اليوم بمحطة الخروبة رئيس التنسيقية الوطنية للمساعدين التربويين رفقة 250 مساعد تربوي حضروا من ولايات الشرق و الوسط للاعتصام امام وزارة التربية الوطنية و لحد كتابة هذه الاسطر فان مصالح الامن لم تفرج عنهم

https://www.facebook.com/groups/254094114619137/?notif_t=group_activity

A l’occasion de l’ouverture de l’année universitaire, rappel de difficultés d’être doctorant.

13 décembre 2011

 A l’occasion de l’ouverture de l’année universitaire, rappel de difficultés d’être doctorant.

Le président dela Républiqueprocédera aujourd’hui à l’ouverture officielle de l’année universitaire 2011-2012. Une année universitaire s’annonce par des objectifs que la nation fait siens et que le président dela Républiqueénonce pour elle ; elle se conclue par, entre autres résultats escomptés, un nombre substantiel de thèses de doctorat soutenues avec brio, rassurant le pays sur ses capacités intellectuelles dans les domaines abordés. Aussi est-il souhaitable que les difficultés, parfois aussi artificielles qu’insurmontables, que rencontrent nos candidats à la post-graduation, mais surtout nos compatriotes doctorantes et doctorants soient mises en lumière et minutieusement considérées dès que leur nocivité est avérée.

Des doctorants souffrent en silence de certains phénomènes : privation de stages à l’extérieur du pays, accaparement de leurs idées et produit intellectuel, harcèlement et… exclusion illégale. Le traumatisme subi à ce stade, surtout lorsque le mérite de l’étudian(e) est indubitable, d’être éjecté injustement, de manière incompréhensible, peut générer de la honte (de l’échec, de ne savoir se défendre, de ne pouvoir mener son projet à terme) et une indicible douleur qui pourrait fort équivaloir à celle ressentie par un parent de disparu, bien mieux connue des psychanalystes.

Ces derniers jours, le quotidien national d’information El Watan (1) a rapporté le cas de deux doctorantes en littérature et civilisation anglo-saxonne, filière dont l’Algérie ressent un besoin pressant porté sur les colonnes de la presse écrite nationale. Majors de leur promotion, elles ont été exclues, avant de se voir affecter un encadreur et dans l’impossibilité avérée de faire appel d’elles-mêmes à un encadreur –l’un d’eux a affirmé par écrit qu’il s’agissait là d’une prérogative de l’administration universitaire- moins d’une année après leur inscription officielle le 24.01.2011 au département de langue et littérature anglaises de l’Université Mentouri de Constantine.

Les faits que l’article en question rapporte n’ont fait l’objet d’aucune mise au point de la part de l’administration universitaire concernée, ni de sa hiérarchie sur le même support. Un représentant du dit département, en l’occurrence le professeur Hamoudi Boughenout, a pourtant vite fait de tagguer dans l’espace du « mur » de l’une des deux étudiantes -en l’occurrence Mlle Agsous Amina, l’autre étant Mlle Amira Baga qu’il y nomme aussi-, sur le réseau social « facebook » pour accuser indistinctement le journal et les étudiantes de mensonges, tout en y assumant le fait qu’elles ont été exclues sans aucune forme administrative ni disciplinaire documentée, et tout en reconnaissant, publiquement, la valeur des deux doctorantes. Ce « tag » est repris sur le blog Satefdz (2).

Prétexte tout trouvé : elles sont en France. Et elles son accusés « d’avoir fait leur choix ». Leur choix, déclaré et réaffirmé, est de pouvoir continuer leurs études doctorales en Algérie. Elles le font par écrit, malgré l’oralité persistante dans les rapports que l’administration de leur université continue d’entretenir avec elles à ce jour, le « tag » de M.Boughenout sur un mur de Facebook étant trop personnel et trop bruyant à la fois pour accéder à la dignité de l’écrit.

A leur corps défendant, elles sont la parfaite illustration d’étudiant(e)s méritant(e)s tout à fait aptes à réussir leur cursus estudiantin, même en le refaisant en partie, dans des universités étrangères, tout en préférant soutenir leur doctorat en Algérie et au sein de l’université algérienne. Et à ce titre, elles constituent un motif d’assurance à l’attention de M. le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique qui se déclare outré du destin auquel des universitaires algériens s’abandonnent, rien que pour poursuivre leurs études à l’étranger. Elles sont aussi une preuve vivante entre autres plus discrètes que les études supérieures, notamment doctorales, nécessitent une meilleure prise en charge réglementaire en mesure de protéger l’étudiant(e) et le produit intellectuel dont notre pays a un besoin grandissant.

Educateur et étudiant, fait témoin de larges pans de la mésaventure des deux étudiantes ici citées, il m’a semblé utile de ramener en cette occasion leur quête et les problématiques qu’elles sous-tendent à l’actualité.

Le 13.12.2011

Tahar Hamadache.

(1) http://www.elwatan.com/epoque/le-desarroi-de-deux-doctorantes-07-12-2011-150121_116.php

(2) http://satefdz.unblog.fr/2011/12/13/le-desarroi-de-deux-doctorantes-premiere-reaction-a-chaud-emanant-de-luniversite-de-constantine/

« Le désarroi de deux doctorantes ». Première réaction à chaud émanant de l’université de Constantine.

13 décembre 2011
par Tahar Hamadache, jeudi 8 décembre 2011, 09:18

L’affaire des deux doctorantes dont il a été question dans plusieurs de mes posts et écrits autant sur FB que sur satefdz.unblog.fr vient d’être portée à la connaissance de l’opinion publique par le quotidien national El-Watan. Une réaction à chaud d’un représentant de l’université de Constantine est d’ores et déjà enregistrée sur le mur de l’une des deux doctorantes :

https://www.facebook.com/amina.agsous

Reproduction et commentaire ci-dessous.

 

Le désarroi de deux doctorantes – Epoque – El Watan

www.elwatan.com

Le désarroi de deux doctorantes -

http://www.elwatan.com/epoque/le-desarroi-de-deux-doctorantes-07-12-2011-150121_116.php

 

 

 

Hamoudi Boughenout :

 

 

« Mlle Agsous, 

Merci pour le lien d’El WAtan; mais j’ai déjà eu vent de l’article et je l’ai déjà lu.

Bien que j’ai été contre votre exclusion et je le suis toujours, je trouve l’article inexact et tout à fait mensonger. Je pense que c’est Mlle Baga qui est derrière et je ne vous cache pas que j’ai été déçu par tant de mensonges. Vous auriez gagné en disant la vérité et pas plus. Se présenter comme des victimes expiatoires est tout à fait faux. Personne n’a cherché à vous exclure. Au contraire, nous avons vainement essayé de vous persuader de rentrer étant persuadés de votre valeur. Je vous avais personnellement averti, mais vous aviez choisi de rester en France. Il faut juste assumer son choix« . J’aime ·  · Il y a 15 heures

 

Amina Agsous 

« Monsieur Boughenout, je vous remercie pour votre message! »

Il y a 15 heures

 

Tahar Hamadache

 » ‎ »Etant persuadés de votre valeur », votre université a le chic de rassurer plus que peut-être jamais auparavant tous vos soutiens tant sur le bien fondé de vos démarches que sur l’honnêteté intellectuelle qui en anime les responsables. Beaucoup de gens sont ainsi convaincues que, tout en souhaitant mettre à plat rapidement cette difficulté, vous rendez un bon et loyal service à tous les étudiants en difficulté et, partant, à la réputation de l’Université algérienne. Bonne continuation à tous, bons débats en perspective et qu’un heureux aboutissement vienne couronner ce problème chargé de problématiques :) Ma d’a3a heqqun wara’u-hu talibateyni itnateyni :)  »

Il y a 55 minutes ·

Tahar Hamadache Je voudrais vous inviter à cette occasion à lire cet article et les commentaires l’ayant suivi :

« syndrome de la perte d’expression universitaire » (SPEU pour les intimes) : https://www.facebook.com/note.php?note_id=10150410317712507

« syndrome de la perte d’expression universitaire » (SPEU pour les intimes)     L’expression est libre à l’université. La liberté en est explicitement garantie par les textes de lois et autres réglementaires qui encadrent le cours (le cursus) universitaire. Oui,…
8 décembre, 09:42

« syndrome de la perte d’expression universitaire » (SPEU pour les intimes)

5 décembre 2011

« syndrome de la perte d’expression universitaire » (SPEU pour les intimes)

L’expression est libre à l’université. La liberté en est explicitement garantie par les textes de lois et autres réglementaires qui encadrent le cours (le cursus) universitaire. Oui, mais, autant l’expression y est libre, autant le canal de cette expression (c.-à-d. la personne sensée véhiculer cette expression) est sous la dépendance totale de « canal d’expression vivant » plus autorisé ! Ma 3li-na-sh a sid !

Beaucoup d’universitaires rêvent de pouvoir enfin s’exprimer une fois le doctorat décroché. Ils se trompent car ils découvrent tout de suite qu’il y a encore autorité plus autorisée à s’exprimer. C’est que, sans doute au même titre que dans l’Université française, le prof annonce souvent d’entrée de jeu à son étudiant qu’il a tout intérêt à entretenir une compatibilité d’humeur avec lui vu qu’il en dépendra totalement. Eviter le rattrapage, la réputation de grincheux, le conseil de discipline, ça a un prix : la liberté d’expression, garantie. Mais gare à qui s’en sert !

Les années de licence, puis de master, puis de doctorat passent. Au fur et à mesure que l’on réussit sa promotion « sociale », on s’insère dans la hiérarchie « sociale » de l’université sans même se rendre compte que cette hiérarchie « sociale » reproduit quasiment à l’identique le schéma de la société féodale, sauvé à la Révolution française par l’université éponyme : très structurée, très rigide, impitoyable. Tu désobéis à plus autorisé, tu dégringoles. C’est vrai que ça peut rappeler le dicton « Cheikh bla cheikh ma-hou-sh cheikh ya cheikh », mais c’est trompeur : l’initié a toujours besoin d’initiateur, c’est sûr mais ce n’est pas El-Anka qui aurait pensé à conditionner totalement ses disciples en toute matière à réflexion !

Le problème, c’est que l’étudiant(e), qui apprend à attendre si patiemment l’heure de pouvoir user de l’expression qui elle, est libre à l’université, finit par n’entrevoir de possibilité de s’exprimer qu’au  sein de l’université. Obnubilation ? Obstination ? Obsession ? Il y a sans doute un peu de tous ces ingrédients qui aromatisent les unes après les autres la marmite mentale et psychologique de l’étudiant(e) et qui, pis, se déclinent ensemble et dans la confusion sous la fausse identité d’Ambition. Quelle ambition que celle de pouvoir enfin devenir le chef des chefs recteurs de conscience et pouvoir ainsi user de l’expression qui, elle, est libre à l’université !

User de la liberté d’expression à l’extérieur de l’enceinte universitaire ? Vous pensez que c’est convenable pour un(e) étudiant(e) qui se respecte ? Vous ne craignez pas qu’un tel usage de la liberté d’expression hors des franchises universitaires ne soit assimilé à un comportement de voyou ? Un étudiant, ça un emphi, ça a des labos, ça a des salles de cours et, même si ça n’a pas  de revues où écrire, même si ça n’a pas de locaux où animer des assos, même si les auditoriums sont réservés aux patrons d’entreprises qui sont par définition à mettre dans la catégorie de personnes étrangères à l’université, ça a l’ambition d’user avec autorité de l’expression qui, elle, est toujours libre à l’université !

Et puis, pensez-y, s’il faut tout ce chemin et tous ces parchemins portant autorisation diplômées pour user de l’expression qui, elle, est libre à l’université, qu’est-ce qu’il faudrait donc pour pouvoir s’exprimer avec les barbares vivant à l’extérieur de l’université ? Si tu parles, tu en reçois sur la gueule à coup sûr ! ya baba ! Autant ne pas s’y essayer avec les parents, les ami(e)s, les voisin(e)s, les gens de la rue, les externes. Et c’est ainsi que l’étudiant(e) se convainc que la meilleure attitude à adopter en société, c’est celle des trois singes à la fois : rien vu, rien entendu, rien dit. De toutes façons, on ne va quand-même pas écorner la réputation de l’université, sinon papa ou maman va se dire que, peut-être, ça ne sert pas à grand-chose de continuer de laisser les enfants chéris aller passer leur vie à l’université dans l’espoir qu’un jour ils puissent enfin avoir le droit à l’expression qui, elle, est de tout temps libre l’université.

Tu es étudiant(e) et tu as un sérieux problème à l’université où tu es inscrit(e), peut-être même en doctorat ? Quequ’un a pu s’en rendre compte et essaye de te convaincre d’en parler à un quotidien national tel qu’El Watan ? Le mieux à faire est de ne t’y résoudre que lorsque il sera bien tard pour pouvoir influer efficacement sur le cours des choses : se plaindre à l’opinion publique nationale risquerait de n’être pas apprécié par le chef de département qui, pour bien asseoir son autorité hérité de l’université féodale française, décide d’annuler ton inscription au doctorat sans aucune sorte de forme de procès ni même de verbalisation. On te propose de t’en ouvrir à un journaliste du Monde diplomatique puisqu’il projette de rédiger un article sur l’université algérienne ? Mieux vaut faire la sourde oreille : a yemma ! l’opinion publique internationale ? C’est fort, mais c’est trop fort, quand-même ! Personne ne comprendra que se plaindre du fonctionnement féodal des rapports entre personnels de l’université est aussi valable en Algérie qu’en France et puis, même s’ils le comprennent, ce sera plus grave encore : on aura à dos les deux universités à la fois. Ya Rebbi…

Il est possible que l’on soit soumis à un   »syndrome de la perte d’expression universitaire » (SPEU pour les intimes), mais on ne peut pas s’en échapper. Pas pour l’instant…

ECOLE PUBLIQUE : ENTRE DROIT ET DESARROI. Conférence animée au CDDH-Béjaïa le 03.12.2011

5 décembre 2011
ActualitéLundi, 05 Décembre 2011 10:00
 L’ÉCOLE PUBLIQUE : ENTRE DROIT ET DÉSARROI
 Quid des recommandations préconisées par la commission des réformes ?
 Par : OUYOUGOUTE M.
 http://liberte-algerie.com/actualite/quid-des-recommandations-preconisees-par-la-commission-des-reformes-l-ecole-publique-entre-droit-et-desarroi-167338

 

 

Au cas où cela vous intéresse -pour un éventuel démenti ou débat-, voici une sorte de canevas plus ou moins fourni, plus ou moins suivi dans le déroulement de la conférence :

ECOLE PUBLIQUE : ENTRE DROIT ET DESARROI

 

Ce thème est choisi à un moment de grandes incertitudes aussi bien pour l’école publique (dénoncée même au sein d’institutions de l’ESRS) que pour les syndicats de l’éducation qui cumulent les tares de : ne pas faire de la politique, ne pas s’outiller de théorie, ne pas discuter les textes néo-établis (SGFP) ni des textes qui se proposent à être établis (code du travail). L’agitation en cours au sujet des œuvres sociales, des activités parascolaires (art.32 ; 37) et autres diversions, risque de consacrer l’inanité du syndicalisme en Algérie, qu’il se dise autonome ou qu’il ne le dise pas.

 

I. Les travaux de la CNRSE et la situation antérieure ;

II. Le projet alternatif du SATEF ;

 

III. Les réformes :

 

-          Pédagogie

  • non-conformes aux recommandations dela CNRSE(à en croire les membres) ;
  • approche par compétences (à interroger) : concept flou, contenu décrié ;
  • faits accomplis successifs et valse-hésitation : langues, EPS, édu. art. et édu. Relig. ;
  • philosophie de l’école même : surveillance proposée à une police scolaire, projet d’école désactivé, internat non-interrogé, cours de soutien, etc.

 

-          Réglementation

  • textes :

è    appliqués,

è    non appliqués, voire contredits (art.27, LOEN ; tamazi&t –art. 34, 4al.7, 15; textes d’appl.)

è    aberrants (Adj. Edu. Nommés C.Ed puis annulation au bout d’un mois) ;

è    imaginaires (circulaire ministérielle 117 du 13 mai 2006, notes, règl. intérieur, anticipation)

  • personnel éducatif : déstabilisation, dévalorisation, dépermanisation, déshomonéigeation (recrutés, anem, aij, sans rétribution) ;
  • personnel enseigné : difficulté de se reconnaître au sein de l’école, conseils de classe sans effet (rachats politiques), examens au rabais, écoles mornes, programmes surchargés, etc.

 

-          La parade

Inorganisée : syndicats corporatistes et/ou divisés, APE désertées –par les plus avertis-, individualités inertes, presse plus soucieuse de l’action physique qu’intellectuelle.

  • encourager les orgs des DH, les partis, les instances élues à se préoccuper d’éducation et d’éducateurs ;
  • réorganiser les corps professionnels, les associations scolaires, les APE : pousser à l’applica-tion et à la production de textes valables ; dire « stop ! » aux textes aberrants et imaginaires ;
  • se saisir des opportunités qu’offrent les organes de contrôle interne aux établissements : projets d’établissements, conseils de gestion, salles de documentation et d’information scolaire prévues à l’art. 4 du déc. Exéc. 10/230 organisant le lycée, etc. ;
  • chercher à prendre connaissance du rapport dela CNRSEen tant que  document de réflexion important et sensé être profondément réfléchi et  débattu.
  • Initier des associations citoyennes dont le centre d’intérêt sera l’éducation et la formation : à notre niveau, nous pourrions exhiber l’idée d’une ASATEFC dont le projet de statuts est d’ores et déjà prêt.

 

Il s’agit d’un minimum pour contrer le sinistre menaçant la notion même de l’éducation, pour susciter de nouveaux Tahar Kaci (normalien, auteur de « Réflexions sur le système éducatif », décédé en 2007) et préparer le terrain et les conditions d’éclosion de projets alternatifs critiques à l’exemple de celui du Satef (adopté en Congrès national, avril 2001), synchroniques et prospectifs.

Béjaïa, le 03.12.2011.

Tahar Hamadache, Secrétaire national du SATEF issu du Conseil national du 03.09.2005.